Manger sain et responsable

 

 

Les produits biologiques, alternatifs sont en train de se démocratiser. Les consommateurs deviennent de plus en plus attentifs. Au-delà de l’impact sur la santé, les dimensions sociales et environnementales de l’alimentation progressent. Une prise de conscience des Français et la volonté de changement et d’action pour une alimentation plus responsable.

 

Alimentation et durabilité

 

Dans une étude Ipsos*, l’origine géographique et la saisonnalité sont, avec le prix, les trois critères auxquels les Français accordent de plus en plus d’importance. Ce résultat confirme l’attachement des Français au « consommer local » qui constitue pour eux une réponse à la crise de confiance dans les produits alimentaires. Un attachement qui se traduit dans les habitudes de consommation : 42% des Français achètent systématiquement ou presque des fruits et des légumes de saison, 56% achètent régulièrement des aliments produits à proximité de chez eux. Toutefois certains reprochent un manque de transparence, 83% disent ne pas avoir assez d’information sur l’impact social des produits (conditions de travail et de rémunération des producteurs), 78% sur l’impact environnemental et autant sur l’impact sur la santé. Par ce constat, nous pouvons observer que les marques ont évolué pour mettre en exergue leurs bénéfices en adéquation avec les attentes du consommateur.

 

© C’est qui le patron © Re Belle © Breizh’Pom

 

Une évolution est donc remarquable toutefois, une nette majorité (57%) s’inquiète de la qualité des produits qu’ils consomment : plus d’un Français sur deux (52%) dit être davantage inquiet aujourd’hui qu’il ne l’était il y a deux ans. Aujourd’hui, certaines habitudes alimentaires s’intensifient comme le végétarisme, pesco-végétarisme..

 

Ni végétarien, ni végétalien, mais flexitarien

 

Cette tendance alimentaire consiste à diminuer sa consommation de viande sans toutefois y renoncer. Ce concept semble assez répandu, si ce n’est que les individus qui ont adopté cette pratique alimentaire n’ont pas forcément mis de nom dessus. Le flexitarisme consiste à manger moins de viande et plus de végétaux sans pour autant être végétarien. Le flexitarien s’accorde le droit occasionnellement de manger du poisson ou de la viande, que cela soit par envie, par praticité ou même par plaisir.

Ce régime devient de plus en plus répandu puisque une méfiance s’accroit envers les produits d’origine animal. En effet, le consommateur doute sur les conditions de productions, et le bien-être animal après l’enchaînement de plusieurs scandales alimentaires. Dans l’étude, 57% des sondés s’inquiètent de la qualité des produits qu’ils consomment et n’hésitent pas à écarter certains aliments de leur régime alimentaire : 64% l’ont déjà fait en raison de la présence d’additifs, 63% en raison de la teneur en sucre, en sel ou en matière grasse, 63% en raison de la présence de pesticides. Ainsi le végétal est mis en exergue par les nouvelles marques en créant de nouveaux produits, ou en changeant de dynamique.

 

© Fleury Michon © Herta © Céréal

 

*source : Etude Ipsos consommation